Aller au contenu principal
Fermer

Trafic de drogue géré par un détenu: 9 mises en examen, un million d'euros saisi à Nîmes
information fournie par AFP 21/05/2026 à 23:19

La procureure de Nîmes, Cécile Gensac, le 2 mai 2025 à Nîmes ( AFP / Sylvain THOMAS  )

La procureure de Nîmes, Cécile Gensac, le 2 mai 2025 à Nîmes ( AFP / Sylvain THOMAS )

Neuf personnes ont été mises en examen après la découverte de plus d'un million d'euros en liquide dans un bar-tabac du centre de Nîmes dans le cadre d'une enquête sur un trafic de stupéfiants organisé depuis la cellule d'une prison, a indiqué jeudi le parquet.

Une perquisition lundi dans cet établissement très connu des Nîmois a permis "de découvrir 1.083.720 euros en numéraire et 4,8 kg de cannabis", a expliqué lors d'une conférence de presse la procureure de Nîmes, Cécile Gensac.

Les liasses de billets étaient dissimulées dans des caisses, des cartouches à cigarettes ou encore des sacs de courses.

"On s'attendait à trouver de l'argent liquide, mais sans doute pas dans ces proportions", a convenu à ses côtés le chef de la gendarmerie du Gard, Emmanuel Casso.

En novembre 2025, les gendarmes ont intercepté des conversations leur "laissant penser qu'un trafic de cocaïne et de cannabis s'organisait depuis une cellule d'un établissement pénitentiaire du sud de la France et qui se réalisait sur le ressort de Nîmes depuis au moins 2023 par le biais de livraisons à domicile", a expliqué Mme Gensac.

Les livreurs passaient régulièrement par un bar-tabac, "ce qui permettait de lier les deux gérants aux acteurs du trafic, mais également au détenu suspecté d'agir depuis sa cellule", a poursuivi la procureure.

Selon une source proche du dossier, le détenu "gérait tout depuis la maison d'arrêt de Grasse" (Alpes-Maritimes).

Lors des perquisitions, neuf personnes ont été interpellées et des "outils de conditionnement de stupéfiants - sachets, des capsules, une presse - et de la cocaïne, ainsi que de 1.500 euros" ont été saisis, a précisé Mme Gensac.

A l'issue des gardes à vue, six d'entre elles ont été mises en examen avec mandat de dépôt. Parmi elles, le cerveau présumé, condamné à quatre ans de prison en 2023 pour des faits de stupéfiants, ainsi que, dans la soirée, le gérant du bar-tabac et son épouse. Trois autres ont été placées sous contrôle judiciaire.

La procureure de Nîmes n'a fourni aucun détail sur les modalités d'organisation du trafic depuis un établissement pénitentiaire.

Le couple gérant du bar-tabac nie les accusations de blanchiment et être lié au trafic de stupéfiants, expliquant que les sommes retrouvées provenaient "d'économies de plusieurs années", selon Mme Gensac. Elle a souligné que l'enquête devra déterminer si l'argent soupçonné d'être blanchi provient effectivement du trafic de drogue ou d'autres sources illicites.

Le bar-tabac, mis en examen en tant que personne morale, a été fermé.

1 commentaire

  • 21 mai 23:47

    Qu'on laisse des détenus en prison en possession de téléphones portables est tout simplement anormal. La Justice et l'administration pénitentiaire ne font pas leur travail correctement.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires